Poésie bohémienne
 
Pour effleurer l’éphémère
Notes vagabondes
Pour que vivent les songes


 





Sur la grève où glissent les grillons
Où frissonne léger le vent vagabond
La mer murmure son ultime lassitude
Vagues recrues de leur sempiternelle solitude
 
Le champ sableux d’avoines rousses
S’étiole sous le soleil d’automne
Dressant encor dans la ravine sèche
Ses chardons charnus brulés de sel
 
Un vieil homme à la canne égrène
Dans la douceur veloutée du soir déclinant
Quelque litanie chimérique
Que brise l’écho des rocs homériques
 
Lentement s’avance la nuit feutrée
Sombre nef sur les flots acier
Versant soudain sa cargaison d’étoiles
Par la croisée entrouverte des amants endormis



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